Les radios associatives et de proximité
un potentiel de 600 emplois de journalistes
Emmanuel Boutterin, président du SNRL, a présenté l'objectif de son organisation professionnelle : le doublement de Fonds de Soutien à l'Expression Radiophonique, un dispositif public de financement de la radiodiffusion associative mis en place en 1982. Selon lui "ce système unique au monde est dans la droite ligne du principe d'exception culturelle soutenue par la puissance publique initié par André Malraux en 1959. Il vise à soutenir la diversité culturelle et le pluralisme de l'information".
Alors que "Droit de Cité", dans l'attente des financements publics et territoriaux qui n'arrivent pas, témoigne de sa volonté de s'en sortir et sollicite le mécénat de la "Fondation Coca-Cola", le président du SNRL affirme "comme toute entreprise, y compris dans le secteur non-marchand, il est naturel que les radios cherchent à diversifier leur financements. Mais attention : qui paie les violons choisit la musique ! De tels mécénats ne sauraient prendre une part significative dans nos financements au détriment de notre indépendance. C'est pourquoi nous souhaitons plus de moyens de financement auprès de la puissance publique. Par exemple, dans la région Provence Alpes Côte-d'Azur vient d'être créé un Fonds Régional de Soutien à l'Expression Radiophonique dont l'objectif est la garantie du pluralisme et de la diversité de l'expression. Le SNRL propose à toutes les régions de France et outre-mer un dispositif semblable".
De l'argent supplémentaire pourquoi faire ? Selon Laurence Aloir, "Droit de Cité" et les radios associatives jouent un rôle incontestable en matière de communication sociale. Mais les moyens pour une information locale restent insuffisants. Pour Emmanuel Boutterin, "L'information doit bénéficier du concours de professionnels permettant un équilibre rédactionnel. Avec notre objectif de doublement des fonds publics, chaque radio associative, dans son quartier, sa ville, sa vallée, pourrait embaucher un journaliste supplémentaire : six cents emplois pourraient être créés partout en France et outre-mer pour une information territoriale d'utilité publique !"
Le Syndicat National des Radios Libres, membre de l'USGERES, l'organisation interprofessionnelle représentative des employeurs de l'économie sociale, entend mobiliser les radios, les partenaires sociaux et institutionnels pour la création d'emplois qualifiés, dans le respect du Code du Travail et des Conventions Collectives concernées. Afin de garantir la pérennité des radios et des emplois, le SNRL est particulièrement attentif aux modalités contractuelles du travail. Celles-ci doivent être conformes aux impératifs du traitement de l'information grâce aux dispositions sur le télétravail récemment approuvées par les partenaires sociaux et soutenues par le SNRL, et bien entendu adaptées aux spécificités des entreprises de l'économie sociale et du secteur privé non-marchand de l'audiovisuel.
Artesi Île de France





Votre avis