Révolution dans le financement des radios associatives
Un Fonds Régional de Soutien à l'Expression Radiophonique n Région Provence Alpes-Côte d'Azur
Une convention opérationnelle pluriannuelle vient d'être adoptée entre la Région Provence Alpes Cote d'Azur et la Fédération des Radios Associatives du Sud-Est (FRASE). Au terme de cette convention, il est créé un Fonds Régional de Soutien à l'Expression Radiophonique dont la répartition est basée sur le FSER (Fonds de Soutien à l'Expression Radiophonique) créé par la loi n° 82-652 du 29 juillet 1982, qui permet l'attribution d'un financement public aux radios associatives autorisées par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et dont le respect du cahier des charges est contrôlé par cette autorité de régulation.
Par la voix du Président Michel Vauzelle, la Région s'est engagée, sous l'impulsion de son Vice-Président délégué à la Recherche et à la Culture Alain Hayot à "répondre aux défis auxquels doit faire face la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur et anticiper les mutations à venir. La Région s'est donnée notamment comme priorité le développement culturel est a décidé de mettre en oeuvre une politique culturelle centrée sur trois objectifs : la culture comme espace de création de nouvelles formes d'expression ; comme outil d'appropriation par les individus de leur histoire et de leur devenir ; comme vecteur d'ouverture sur le monde". La mise en place d'un Fonds Régional de Soutien à l'Expression Radiophonique permet, selon la Région "d'assurer sur le territoire régional une expression radiophonique locale, de favoriser le pluralisme et la qualité, et de pérenniser les radios locales associatives". A juste titre, la Région estime qu'il s'agit d'"un enjeu crucial pour l'avenir de Provence-Alpes-Côte d'Azur".
Le Président de la FRASE, Gilbert Andruccioli, ancien Adjoint au Maire de Grasse délégué à la Culture, souligne "Cette convention est l'aboutissement d'une démarche en faveur du pluralisme de l'information et des médias de proximité. Il nous a fallu des années pour faire entendre qu'une vraie volonté politique doit favoriser la diversité radios du secteur de l'économie sociale dans leur ensemble, dont le cahier des charges, voulu par le législateur, implique des missions d'information, de service public et de diffusion culturelle de proximité. Notre volonté, qui est également celle de Michel Vauzelle, était de définir un dispositif assurant l'équité et rejetant toute politique clientéliste. C'est chose faite, puisque toutes les radios, pour peu qu'elles remplissent les conditions imposées par le régulateur, peuvent être aidées. De plus, souligne Gilbert Andruccioli, "le protocole d'accord institue comme nous le préconisions une Commission de suivi, composée à parité de deux représentants des radios et de deux représentants de la Région".
Selon le Syndicat National des Radios Libres, qui a contribué à l'architecture de cette convention, la Région s'est naturellement engagée sur la voie tracée par le législateur en 1986 (Loi relative à la liberté de commuication n° 86-1067 du 30 septembre 1986 dite "Loi Léotard") qui reprend au plan des moyens de communication audiovisuelle la politique initiée en 1959 par André Malraux et souvent oubliée depuis : la puissance publique doit être garante d'une production et d'une diffusion culturelle pluraliste et diversifiée. Selon Emmanuel Boutterin, président du SNRL, "Il est plus que temps que, partout en France et outre-mer, les collectivités territoriales accompagnent l'Etat dans la mission prévue par le législateur : garantir la diversité des opérateurs, favoriser la diffusion culturelle de qualité, limiter les concentrations supranationales à contenu non-francophone. Ce faisant, loin de se substituer à la responsabilité nationale, le dispositif mis en place en Région PACA implique mathématiquement un renforcement de la dotation d'origine nationale"
Ce dispositif conventionnel régional, véritable novation du paysage audiovisuel français, est de nature à renforcer la place des radios associatives dans notre pays et à assurer leur pérennité.
Artesi Île de France





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