Replanification de la Bande FM
garantir le pluralisme avec les radios associatives
Le Syndicat National des Radios Libres, organisation professionnelle représentative des radios de catégorie A (les "associatifs") rappelle que ce sont les appels à candidatures -et non les "conditions" de candidatures- qui devaient être lancés avant la fin de l'année civile 2005, et pas forcément en nocturne.
Le SNRL prend acte que la consultation sur le projet "d'optimisation" du plan de fréquence a été infructueuse . Sur les milliers d'opérateurs sollicités, seuls 28 d'entre eux, dont des "porteurs de projet" sans aucun rôle économique, ont participé à cette consultation ! Pour sa part, et en toute rigueur, le SNRL n'a pas souhaité participer à cette consultation, du fait de l'opacité totale des paramètres techniques dont seuls les Comités Techniques Radiohoniques régionaux du CSA et l'Agence Nationale des Fréquences (ANFR) ont légitimement l'expertise.
Mis en place par le CSA, le "Groupe de Travail" FM 2006 est animé par Gilles Misslin, un ancien d'Alcatel et dirigeant de la société "Aztec", fournisseur des grands réseaux commerciaux. Avec la Direction du Développement Médias (DDM) attachée au Premier Ministre, ce groupe de travail préconise un véritable "big bang" de la bande FM. Il s'agit de l'hypothèse d'attribuer automatiquement -et prioritairement- une "fréquence unique" sur tout le territoire pour les grandes radios commerciales. Pour le SNRL, c'est une façon d'offrir aux opérateurs transnationaux de véritables autoroutes sur la bande FM au détriment des radios locales indépendantes.
Ce projet va de pair avec la volonté des réseaux commerciaux d'accéder à la publicité locale. Ceux-ci développent un lobbying acharné comme on l'a vu auprès des parlementaires lors des débats sur la Loi dite "paquet télécoms" et également auprès des institutions et des autorités indépendantes de régulation. Le SNRL s'étonne que le projet des réseaux commerciaux transnationaux de la FM soit également porté par le député Jack Lang. Il est regrettable qu'un ancien ministre de la culture et de la communication se fasse le relais de cette idée, certes très intéressante pour certains (dont l'augmentation des bénéfices est inversement proportionnelle à la qualité des contenus), mais incontestablement néfaste pour les radios libres de notre pays et leurs auditeurs.
Le président du SNRL Emmanuel Boutterin, a préconisé dès le 30 mars 2004 , lors d'une rencontre avec Dominique Baudis l'intégration des organisations professionnelles des radios au sein du groupe "FM 2006". Cette mesure de bon sens, qui n'était "pas prévue par les textes" selon le CSA permettrait justement l'échange d'expertise. Pour le SNRL, "il est hors de question de laisser marginaliser les radios locales, au mépris des dispositions législatives nées de la Loi de 1986 sur la liberté de la communication".
Le SNRL réaffirme avec force la nécessité d'associer les syndicats professionnels au Groupe de Travail FM 2006 et son opposition la plus ferme à tous ceux qui souhaitent, au travers des projets de "fréquence unique" ou "maîtresse", offrir des boulevards aux oligopoles, et laisser aux radios associatives et à leur deux millions d'auditeurs, les impasses et les chemins de traverse.
Cette situation amène le SNRL à proposer la mise en oeuvre d'une des dispositions de la Loi du 9 juillet 2004 : la prorogation des autorisations des radios venant à expiration avant le 31 décembre 2006.
Artesi Île de France





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